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Jérémie Baldocchi est un jeune artiste de tout juste 30ans. Très tôt, il se désintéressa de l'école pour se consacrer au dessin. Intégrant un établissement privé dès 16 ans, il perfectionna son graphisme ...
Aujourd'hui, il expose ses toiles aux personnages si curieux, disproportionnés et fascinants.
Cet artiste a bien voulu répondre à ces quelques questions :
Lorsqu’on regarde vos toiles, on remarque avant tout les couleurs avant les formes. On se sent happé par un monde coloré, un monde teinté. Est-ce que pour vous la couleur apporte plus de sens au tableau que les formes ?
Bien que les couleurs soient très importantes, les formes de mes personnages sont, elles, bien évidemment essentielles à mes images. Certains diront que justement les couleurs vives me servent à mieux faire accepter le coté "morbide" de mes personnages. Ce n’est peut être pas faux je crois plus qu’elles me servent à mettre en valeurs ces corps torturés.
Et en y réfléchissant je pense que j’essaye de démontrer que quelques soient les couleurs de la société qui nous entoure le "mal-être qui est en nous" existe et persiste coute que coute.
2- Vos personnages n’ont pas de tête, pas de visage. On pourrait croire qu’ils n’ont aucune identité. Y a-t-il le désir d’aller au-delà de la singularité, c'est-à-dire le désir de rendre les corps intemporels, presque indéfinis ?
L’être humain, tout au long de sa vie, essaye, du mieux qu’il peut, de garder les choses qu’il pense avoir acquises.
Certains essayent de faire perdurer la jeunesse de leur corps, d’autres, même, rêvent d’une vie éternelle.
Je pense qu’un artiste, plus qu’un autre, a le désir d’exister et de subsister.
Mes personnages sont comme nous, ils ne sont pas hors du temps mais bien au contraire ils sont prisonniers dans un espace temps. Ils sont figés dans cette infime tranche de vie de la même manière qu’une photographie.
Bien évidement la consécration pour moi est de faire perdurer mes images pour qu’elles deviennent éternelles et donc intemporelles mais ça, seul le temps pourra en décider…
3- Vous semblez attiré par le féminin. La rondeur des personnages en témoigne. Vous avez déclaré dans une interview que vous auriez peut-être aimé vous travestir (...)
Alors, la peinture est-elle à vos yeux un changement d’identité ?
Petite précision je parlais de déguisements en étant enfant et donc de travestissement.
Il est vrai que j’aurais aimé être une femme mais je me sens très bien en garçon et pour rien au monde je ne changerai.
Par contre je suis fasciné par les travestis qu’ils soient hommes ou femmes c’est le fait de changer d’identité qui me plaît, le fait de changer son image extérieure à l’instar de ce que l’on est à l’intérieur.
Je suis effectivement attiré par tout ce qui est arrondi, pour preuve chez moi je n’ai aucun mur à angle droit.
Le fait de ne représenter quasiment que des femmes est une façon de vivre à travers elles, comme un enfant se racontant des histoires avec ses jouets.
4- Le corps est au cœur de vos toiles. Cela semble être le thème principal. La conception du corps est subjective, expressive : Peut-on parler d’une philosophie du corps dans votre art ?
Je me souviendrai toujours d’une des nombreuses remarques de François, ce prof à qui je dois tant.
Lors d’une présentation collective de tableaux sur un thème imposé je m’efforce de lui expliquer ce que j’ai représenté, ce que j’ai voulu raconter.
Ensuite après m’avoir longuement écouté il me fait comprendre qu’on n’a pas besoin de tous ces éléments et ces symboles dans l’image. Rien ne sert non plus de rajouter de l’humour pour donner de la force ou même un un sens au visuel que mon style est déjà très imprégné de caractère, mes personnages parlent d’eux même.
Depuis ces paroles font échos dans ma tête. Le corps y est donc juste dévoilé en y ajoutant le moins d’artifice possible.
5- Les femmes sont très présentes dans vos toiles. Cela fait penser au clip « My territory » du groupe Grand Popo Football Club. Confirmez-vous cette analogie ?
Je ne connaissais pas du tout ce clip avant que vous ne m’en parliez.
Il met en scène, de façon ludique, des "bouts" de corps de femme, des jambes, des bouches, des seins, qui semblent vivre d’eux même. Le clip est vraiment bien, il est surtout très loufoque.
Différemment du clip, mes corps sont représentés en entier. Certes les têtes n’y sont pas représentées physiquement mais elles sont fortement présentes.
Les hommes eux aussi sont présents, soit dans la pièce d’à coté soit dans la tête de ces femmes qui semblent pourtant être bien seules.
6- Vous avez déclaré dans une interview que « Le corset, entre autre, sert à cela, au delà du fait que c’est une chose typiquement féminine (à mon grand regret) »
Or aujourd’hui, certains hommes portent des corsets. Oseriez-vous représenter un masculin féminisé ?
En effet je trouve que le corset est un magnifique accessoire servant à tromper le regard des gens.
Je trouve que les femmes ont bien de la chance, bien qu’étant pour une totale parité entre les deux sexes je ne suis pas convaincu que certains objets, vêtements ou "codes sociaux" puissent s’adapter à tout le monde.
On retrouvera dans mes tableaux 3 types de sexes, les femmes, les hommes et les travestis. Mais même si mes corps sont disproportionnés jamais les hommes ne sont féminisés.
7- Vous peignez des formes disproportionnées.
Y a-t-il un désir de sublime, de grandiose et d’exagération de vous-même dans vos toiles ?
Quand j’étais adolescent j’aimais que l’on me regarde, j’aimais être au centre du "monde" mais le temps à bien passé et j’ai laissé ma place pour mettre en avant mon art. C’est tout ce qui compte à présent.
Je ne cherche pas du tout à me mettre en avant dans mes toiles, non loin de là. Je fais régulièrement des autoportraits mais rien de plus c’est juste pour montrer aux autres quelle vision j’ai de moi.
8- Votre inspiration vient-elle uniquement de votre vécu personnel ? Apparemment, vous souffriez jadis d’un problème de poids. Vous avez perdu 40kg en 2 mois. Une telle rapidité peut modifier du tout au tout l’image de son propre corps et le rapport qu’on y entretient.
L’art est, pour certains artistes, une projection d’eux-mêmes, une sorte de thérapie.
Mais êtes-vous inspiré par autre chose que vous-même ?
Attention il ne faut pas tout mélanger, je pense que mon attirance pour les corps difformes et disloqués a commencé suite à ma perte de poids il y à de cela une quinzaine d’année. En effet le fait d’avoir changé de corps en à peine 2 mois m’a profondément marqué. Mon but n’est pas de mettre, perpétuellement, en scène cette histoire. Je pense plus, comme vous dite, à une sorte de "thérapie".
Je suis inspiré par énormément de choses dont la plupart alimentent mon inspiration. Certaines, par contre étonnement, ne s’y trouvent pas comme par exemple mon goût pour les images et statuts pieuses ou mes collections de baguettes magiques et celles de photos de pigeons écrasés.
Ma vie ne ressemble pas à toutes ses scènes, j’y mets simplement les choses et les couleurs que j’aime.
9- Dans une interview audio, vous avez déclaré « être gros mais vouloir paraître mince socialement ».
La minceur, et plus largement l’apparence, est une préoccupation majeure des gens. Y-a-t-il un dégagement de vous-même dans votre peinture qui pourrait s’apparenter à un fantasme d’intégration sociale ?
Le moins que l’on puisse dire c’est que ma peinture n’est pas très intégrable socialement.
Je ne suis pas non plus quelqu’un de très sociable. Ma vision du monde, il y a moins de 10 ans, était encore idyllique.
Le ciel était rose, il y avait des poneys arc en ciel et des fleurs magiques. Je me rends compte, plus le temps passe, que ce n’était qu’une illusion, comme si ces couches de gentillesse, de générosité et de beauté, étant peintes sur de la saleté, s’écaillaient très vite.
10- D’une certaine façon, ce que vous mettez en scène est laid car exagéré. Cela fait un peu penser à Jérôme Bosh. Les formes représentées n’ont pas ce caractère esthétique que l’on attribue généralement à l’art.
Est-ce que selon vous la peinture doit dépasser la notion de beau ? Qu’est-ce que le « beau » pour vous ?
Voilà une question, ma fois, très intéressante, mais malheureusement je n’ai pas de réponse.
Le beau est tellement subjectif. Chacun de nous a une vision tellement différente propre à chacun.
Les uns vont être attirés vers un certain type de formes ou des nuances de couleurs que d’autres vont détester. C’est justement cela qui me fascine, le fait que le monde qui nous entoure ne se reflète pas de la même façon en chacun d’entre nous. J’en viens à me demander, du coup, comment vous percevez ma peinture ? Est-ce que vous y voyez la même chose que moi?
11- Comment qualifieriez-vous votre art : Naïf ? Surréaliste ? Pop art ? Avant-gardiste ?
À une époque j’étais fasciné par le courant "Bauhaus". Je trouvais ça incroyable qu’une école, à elle seule, puisse être à l’origine d’un courant qui allait révolutionner pas mal de principes artistiques.
Chacun des courants, à travers les générations, a apporté quelque chose de nouveau.
Les plus "futuristes", peut-être, pour l’époque se sont les courants Dadaïste et Surréaliste.
Je n’ai jamais vraiment réussi à positionner mon œuvre dans une quelconque catégorie.
Pourtant je n’ai rien inventé! Laissons le temps faire les choses…
Propos recueillis par Bérangère B
en Aout 2010

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El artista francés Jéremie Baldocchi está a punto de estrenarse en España. Y lo hará este mismo domingo día 8 al mediodía en pleno cogollo de su capital. En ese espacio de arte (y compras) llamado Espora y situado en el número 35 de la castiza calle de Embajadores. Si no estás en la capital ese día, tienes hasta el 6 de diciembre para pasarte.
La exposición, nos cuentan, versará sobre lo cotidiano. Sobre una normalidad de la que, sin embargo, Baldocchi enfatiza su aspecto más incoherente. Ese que nos lleva a comportarnos no como somos, sino como queremos que nos vean los otros. Y que nos lleva a sentirnos incómodos delante lo socialmente no aceptado, de aquello que no cumple los criterios de perfección y belleza establecidos.


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À l'occasion de ses 30 ans, la Fnac Forum invite l'artiste peintre Jérémie Baldocchi qui fête lui même ses 10 ans d'expositions dans nos murs. En effet c'est en 1999 que la fnac forum lui permet d'exposer la toute première fois. En partenaire fidèle, il nous propose de faire porter le désormais célébre Gilet vert des employés à 30 célébrités, stars réelles ou imaginaires...

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Voila un cahier bien curieux entre journal intime et poésie, entierement réalisé par un artiste hors du commun: Jérémie Baldocchi.
Jérémie à réalisé un bel ouvrage avec des fragments de sa vie: des photos, des tableaux, des textes, des questions et des sensations... A la fois proche et loin de nous ce garçon à part nous emmène dans son univers, epuplé d'un quotidient fantastique. Une trés belle mise en page et une conception trés agréable font de ce cahier particulier un objet précieux, qu'on a envie d'offrir, de partager, de garder pour soi et qui donnera à certains d'entre vous l'envie de créer votre propre Cahier des tracas...
Un cadeau original pour les fêtes...

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Cet ouvrage a un air de famille en livrant nos moment agréables ou désagréables de la vie quotidienne, lesréfléxions que l'on peut se poser: Réussir une recette comme sur la photo, se coucher dans des draps propre, l'élastique détendu d'une chaussette, porter le même vêtement qu'une autre personne, retirer ses chaussures en fin de journée, l'odeur du monoïe ou toute autre créme qui nous rappellent les vacances.... En fin sivous avez aimé le destin d'Amélie Poulain, vous aimerez ce livre.

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C'est en ouvrant un paquet de gâteaux émiettés que l'artiste peintre Jérémie Baldocchi a eu l'idée de lister dans un cahier les petits tracas et plaisis du quotidien. Dans cette première catégorie, on peut trouver: "objet si bien rangé que l'on ne sait plus où" ou "mordre du papier d'aluminium".
Dans la seconde:"retirer ses chaussures en fin de journée","se coucher dans des draps propres" etc. L'artiste peintre l'a illustré avec ses tableux et ses photos.

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Ses formes restent curieuses, ses couleurs vives sont amusantes, ses univers ont des allures fantastiques ou onirique: Jérémie Baldocchi est un peintre difficile à classer et c'est ce qui fait son charme.Aprés la publication d'un livre et plusieurs expositions, il est possible de voir son travail à la Fnac du forum des Halles et, de façon permanente, à la librairie La Hune Brener.
Il a récement travaillé sur le th^ème du péché et donne à observer sa vision personnelle des sept péchés capitaux, à quoi s'ajoutent des tableaux issus de son receuil Corps et Âmes.
Entre peinture et bande dessinée, ses tableaux ont une fraicheur qui pemet d'oublier la dureté du monde qui nous entoure.

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Jérémie est une figure montante de la peintuer. Ils nous propose ses créations originales pour une exposition temporaire au titre évocateur:"Le Paradis est sur terre"
"Des couleurs, un simple bleu, un tendre rose, un enivrant violet et l'imaginaire est là.
Cet imaginaire d'enfant qui regarde avec malice les scènes les plus simples et anodines pour nous les offrir en couleurs, pour nous sortir du neutre.
Les personnages sont charnus et cette opulence généreuse nous berce comme une main rassurante.Les moindre détails de ses tableaux sont autant de féérie et rien n'est laissé au hazard.Jetez un oeuil au fond, sur les cotés et vous habiterez vous aussi cet endroit qu'il a vu, ce moment qu'il a vécu.
Ils nous promène dans ses jardins merveilleux, de la cuisine de sa tante au repas de reveillon, toujours avec émoi, toujours avec pudeur, même quand les corps sont nus, lâme subsiste, pleine, riche et vigoureuse.
Comme un bonbon, on voudrait garder ses tableaux en bouche, les savourer plus longtemps.
Alors un conseil, en vous éloignant, fermez les yeux un instant, et comme on appelle une fée, ou que l'on prie une étoile, les couleurs reviendront et ses personnages prendront formes sur leurs genoux cagneux et leurs ventres bedonnant, il naîtra une histoire : La vôtre"
Aude Réant

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Du 7 Janvier au 3 Fevrier, Jérémie Baldocchi vous fait entrer dans son univers.
Les oeuvres de ce jeune artiste, habile alchimie de réalisme et d'imaginaire, vous invitent à retrouver un univers poétique où les personnages sans tête, veritable marque de fabrique, vous offriront une réspiration de bienvenue au lendemain de la course effrénée aux cadeaux de Noël.

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Les oeuvres délicates et drôles de Jérémie Baldocchi racontent des histoires d'animaux qui s'aiment, de cuisines garnies de gâteaux à la créme, de salons de coiffure éxubérants...
L'univers de ses toiles est composé de jouets et de peluches, de gros chats bienveillants, de papillons multicolores, de fées...
Avec des détails charmants, utilisant des couleurs du bonheur ou de l'enfance, le jeune artiste met en scéne, dans des interieurs douillets, une vie où se mélent le merveilleux et la tendresse.